Sociofinancement, reflet d’un modèle économique culturel en crise ?

Après avoir mené notre première campagne de sociofinancement, l'heure du premier bilan est arrivée. Le 27 avril dernier marquait la fin de longues semaines où cette campagne figurait au centre de nombreuses discutions entre les membres de l'escouade. L'occasion pour nous de s'interroger, sur les tenants et les aboutissants de cette initiative. Lancée pour le compte d'artistes de la relève, cette campagne a soulevé bien des interrogations quant aux futurs des jeunes créateurs, mais aussi à propos de l'ensemble de l'environnement micro-économique qui entoure ces artistes.
Heureux, satisfaits et fiers ont été les premiers sentiments à nous envahir au soir du terme de ce projet. Mais de nombreuses interrogations, nées durant cette période intense, sont toujours présentes dans notre esprit.

Il convient, dans un premier lieu, de se réjouir du succès de notre campagne. Grâce aux gestes généreux de 139 contributeurs, 3 artistes de la relève vont bénéficier d'un mentorat. Une première victoire. Un goutte d'eau dans l'océan qui soulève une problématique plus générale. Comment pérenniser le milieu artistique de manière durable ? Par analogie, on peut pousser le raisonnement plus loin. Par quels moyens peut-on permettre aux jeunes artistes de vivre décemment, et ce, à long terme ? Vieille de plus de 25 ans, la nouvelle politique culturelle devrait être dévoilée dans les semaines à venir.

En attendant le dévoilement, il semble nécessaire de se poser la question suivante :  par quel mode de financement peut-on permettre aux jeunes artistes de pérenniser leur profession ? N'oublions pas que derrière ces jeunes créateurs, se cachent les talents de demain.